jeudi 24 septembre 2009

Ce que cela prend pour être vivant




Je regardais tous mes amis hier à notre gymn d'escalade et je me demandais ce que ça prenait pour se sentir en vie.
Içi l'activité est importante, mais elle est le support de notre amitié.
Toute cette chaleur qui se promène à bout de coeur et qui fait que la vie devient soudainemnet douce
Sans aspérité..

Je reviens dans ce blog et retrouve la même douceur
Des gens ont changé ma vie
Ce qui me rend vivante c'est le lien..ce qui creuse, qui fait son propre chemin en moi sans borne, sans tranché.
Se laisser habiter sans retenue.
Le sourire, l'étincelle dans le fond de ce regard
Ne pas cacher ce que nous sommes..jamais...on construit même avec les faiblesses

Être vivant
C'est ce ce que nous avons osé..jusqu'à le perdre
Pour moi la vie se trouve dans tous les petits riens....surtout.

jeudi 10 septembre 2009

Artéfact


Je me promène les mains nues
À travers ma vie
L'infiniment petit rencontre l'infiniment grand.
Les particules folles se sont posées
Ce qui surnage a plusieurs noms.


Les êtres dispersés ont tous une croix qui pointent vers moi
Pour certains l'ombre s'épanche
Pour d'autres la lumière me traverse encore
Mais pour elle, mon sang pour lui donner encore la vie

Ce qui reste s'élève
Fait que le jour est une source
Je suis le reliquat de d'autres religions oubliés
L'artéfact de ceux que j'ai connu

mardi 28 juillet 2009

Femme de moi




Combien de fois accouche-t-on du même enfant dans une vie


Je te tiens par la main toi qui me tiens par la vie
Mon regard sur toi t'attends
Tant de vies pour ne rien offrir

Je te dis tu mais pense elle
Une autre toi s'éparpille
Dans les chemins de travers

Trop vite déployées
Tes rêves cherchent répits

Je marche à côté de tes souffrances
Mes vies te traversent sans mains
Mon ombre se disperse


Attendre que tu me regardes à nouveau
Que ce qui te ronges s'apaise

Femme qui avance en amoureuse
Ta sentinelle qui te protège
Attend qu'une femme se détache de tes rêves
J'attends que tu me rejoigne
Dans cette liberté de ne pas aimer.

mercredi 8 juillet 2009

Absence d'été



Lac long Québec



Une pause en famille.
Bel été à vous tous et toutes :)

mardi 30 juin 2009

Moi...je vais bien




Elle est devant moi souriante et se dévoile comme un levée de soleil.
Elle me regarde droit dans les yeux pour jauger mon émotion.
Je souris et ne montre rien de mon désarrois d'enfant.
On ne partagera comme d'habitude que le patiné .


Qu'est-ce qui est plus fort que le regard d'une mère?
Je suis en ce moment la fille de ma mère..rien d'autre.
Nous nous retrouvons où nous avions laissé notre relation ..il y a tant d'années.
Elle passe maintenant par-dessus, ces matins trop difficiles, pour faire encore de nous ses enfants.

Les années où je n'étais déjà plus qu'une femme,nous rattrapes
Et malgré mes 47 ans..j'aimerais qu'elle me prenne dans ses bras
pour me consoler de ce sourire un peu trop maquillé,
de ces petites rides qui l'a font si fragiles,
de cette force à bout de coeur, pour que je puisse baiser les yeux sans pleurer.

On joue à ne pas montrer que nous avons été happé par sa maladie..
Qui sera la meilleure..la mère...

Elle croit qu'en prenant toute la souffrance sur ses épaules si frêles
il n'y en aura plus pour nous...mauvais calcul..
Elle remplit l'air d'un triste chagrin.
Elle nous protège par les non-dits qui font de petits silences.

Mon regard s'abreuve de tous ses gestes, de ses yeux qui me regarde fixement.
Aime...ce mot me chavire,,il y a tant d'années dans ce petit mot, tant de vie qui s'est écoulé dans nos vies.

Cette femme que rien ne peut faire s'agenouiller
se détourne un peu pour replacer sa perruque.

vendredi 19 juin 2009

Cette liberté , cette liberté.cette.....



Frère François Martin


Je côtoie des amis qui passent leur temps à brader leur temps de vie.
Il l'a dissèque en petits morceaux...un peu pour toi un peu pour moi un peu pour nous.
Cette équation des compromis à rabais...où l'on ne vit rien de façon entière.
Ces petits bouts de vies,qui ne s'additionnent pas mais soustraient l'intensité.

Il arrive un moment où il y a un déficit de vie.
Mais à quel moment on n'arrime à rien?
Quand on a tout donné et rien pris?
Quand on a tout pris et rien donné?
La règle acceptable est laquelle?
50% pour moi 50% pour le reste ?
90% ?
L'acceptabilité provient alors du degré de compromis de l'Autre personne.
Peut-elle accepter d'être ce 50% ce 10%?
Compromis, concession... le vide dans l'intensité.



J'observe ce nouvel ami qui a un sens des responsabilité très ancrées, et qui joue une part entière de sa vie en multipliant les stratégies de bonne conscience.
Il semble malheureux, essoufflé de tant de retenue.

Son désir de vivre est rattrapé par le poids entier de ce qu'il a engrangé.
Son idée de la famille demande un sacrifice...le sien.
Je le vois avancer en tirant de toutes ses forces ,sur les attentes qu'on a de lui.

Être soi demande combien de degré liberté...

Plusieurs libertés en font-elles une seule?
Ce que l'on égraine en comptant les soupirs de déception
Que l'on tente vainement de garder au creux de sa vie
Peut-on en vivre un peu plus ?
Vivre en comptant ce que l'on peut encore monnayer..

La liberté de vivre est suspendue à notre morale.
J'espère qu'à la fin de ma vie elle répondra "présente"
quand les bilans seront tout ce qui nous reste.

mardi 9 juin 2009

Un non zen



Jean-Paul Riopelle


Il est sympa..un peu timide..il regarde toujours vers le sol..tu as le goût de le mettre en confiance pour qu'il puisse enfin voir le soleil...mais sa timidité est un boulet.
Mon amie a mis fin à sa relation amoureuse avec lui..et maintenant il se trouve dans un no mans land..personna non gratta pour notre groupe.
Je ne l'ai connu que le temps d'un voyage...il fait de l'escalade et est maintenant rejeté par tous et maintenant par moi..
On nous a demandé de faire un choix..j'ai tenté plein d'arrangements...rien à faire cela blesse mon amie...
Première fois que je dois abandonner un homme qui gît au sol.

Mais ce n'est pas un ami que je trahis...l'activité sert de lien.
Et je ne vis même pas un dilemme..pour moi c'est clair...c'est elle.

Ce manque de dilemme projette une lumière crue sur ma nature..sur celle que j'ai maintenant..même pas un problème de conscience..je dirais que j'en suis fière!

Dire combien de fois je me suis enlisée jusqu'au cou, pour ne pas avoir su dire non.


Ce lien brisé c'est un deuxième soleil dans ma vie.