mardi 16 décembre 2008

Frippé de l'intérieur

New River Gorge 2008


Quelque chose est en train de disparaître..tout doucement comme la pluie qui se termine.
Je ne suis plus là..quelque chose de l'intérieur se rapetisse . Et plus rien pour la remplacer.
Des échos se meurent, rien de plus triste qu'un pan de rire et de joies qui s'écroule.
Faire face et réagir ...beaucoup de puissance pour un si petit geste.
Se lever sourire et partir.
Comment fait-on pour vivre ailleurs dans sa vie?

Je vois qu'on peut un jour se retourner.
J'ai tenté une intrusion dans ce labyrinthe, m'y suis perdu et ai trouvé un autre chemin.
Mais j'y ai laissé de la fraîcheur , de l'innocence , des sourires d'adultes..les plus beaux.
Quant l'innocence s'éteint , ne reste plus grand chose pour soutenir les regards qui se détournent.

Le début est amorcé : les linges blancs sont étendus sur les souvenirs, les bagages sont fait et la porte se refermera dans un instant. Le départ est sur le bord de la porte.

20 commentaires:

HelLutte a dit…

Ce texte terrifiant m'interroge. j'ai peur de comprendre...

noèse cogite a dit…

Je parle des gens que l'on quitte ds certaine circonstance..lorsque les sentiments n'y sont plus

Mots d'Elle a dit…

"vivre ailleurs dans sa vie": c'est une belle image qui montre bien l'enfermement. On ne quitte jamais vraiment sa vie...il faut arriver à tout ranger dedans!

noèse cogite a dit…

Il y a l'étiolement qui est un début de quelque chose..c'est ds notre vie mais c'est derrière ns.

walkingthedog a dit…

oui mais on n'oublie rien
et on est fait de ce dont on a vécu

noèse cogite a dit…

Bien sur..on ne renie rien,,,puisque on est tissé avec notre vécu..mais il faut donner du leste..merci de ta visite WD

toutaubord a dit…

Le départ est sur le bord de la porte. Ne pas ouvrir la porte et retarder le départ ou sortir en hurlant pour affronter ce qui est dehors. Merci de la visite, reviendrai lire longuement. Amitiés

noèse cogite a dit…

il y ad es départs qui se font en silence.
merci toutadabord!

lucia mel a dit…

on s'accroche... on veut à tout prix dire qu'on reste en vie ! ou, on accepte de la quitter : puisqu'il le faut, qu'il le faille ! nous vivons tour à tour les deux postures... la deuxième étant certainement la plus sûre. Concernant l'amour, l'amitié, la famille. Oui, tout cela prendra fin bientôt. Mais quelle joie de se le dire aussi, non ?

noèse cogite a dit…

C'est parce que tout se termine que la fébrilité ne sert à rien..
Je crois que l'amour est le plus fort des sentiments..l'amitié est un doux reliquat qui ne survie pas à la lumière de la vérité, à l'intégrité.

Catherine a dit…

Il faut voir (en tout cas essayer) le départ comme un renouveau, une naissance, une liberté nouvelle où tout est possible.

Catherine a dit…

Cocher, il faut cocher...la petite case.

noèse cogite a dit…

Catherine ta réflexions est tellement vraie...renouveau:ds ce mot il y a deux fois nouveau!!!
Il me semble qu'il tard chez toi...:)

Catherine a dit…

10 heures 10 PM c'est pas si pire ! Je ne sais pas ce que tu vis mais aies confiance en l'avenir.

Bérénice a dit…

Je me sens un peu chez moi, chez vous... je reviendrai !

menfin a dit…

je voulais dire que son comm est le mien...

noèse cogite a dit…

J'ai essayé menfin d"arranger un peu la chose,tu veux que j'enlève "ton-son" commentaire?

menfin a dit…

bah non je lui expliquerai
quand il sera rentre de sa promenade avec le chien

walkingthedog a dit…

Heu..bonsoir.
Cette fois, c'est bien moi.., mais le chien a ses caprices.
je découvre de très beaux textes, pleins de ressentis, de sincérité aussi. Et moi qui ai une (fâcheuse)tendance à la critique, parfois virulente, j'en reste muet.

noèse cogite a dit…

Très touché par votre commentaire Wd..merci d'être passé.