mercredi 24 décembre 2008

Un beluga dans la ville

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1c/Inuit_doll.JPG





Croqué

Une femme inuit dans la ville de Montréal.
Ivre elle tanguait.
À ses côtés un homme titubait de tendresse.
Tentait d'amadouer son désespoir.
Elle le repoussait comme une idée obsédante.
Tout entremêlé dans leurs gestes ,
il la retenait en la maintenant debout.
Image très forte d'une inuit échouée sur l'asphalte.

Au premier regard, il l'a force, au deuxième il la soutient.
Je voyais des pas de danse moderne, des chocs brutaux entre deux corps qui se repoussent.
Toujours à un pas de s'écraser, désordonnés.

Une inuit tanguait sur l'asphalte.
Lâchement baissé les yeux.
Une inuit s'est perdue.

14 commentaires:

toutaubord a dit…

Ce n'est pas une histoire d'amour
mais c'est Noel elle s'est terminée bien !!?

noèse cogite a dit…

Je ne sais pas...j'ai capturé ce moment au coin d'une rue entre une lumière rouge et verte.....

Bérénice a dit…

Toujours très beau, Noèse... Joyeux Noël !

charivarii a dit…

j'ai vu un jour à la télévision une reportage sur ce que deviennent les Inuit dans notre monde moderne
triste constat

votre histoire est poignante
sans doute il y a de l'amour la dedans mais aussi tant de misère
et vous racontez bien

noèse cogite a dit…

Merci de votre lecture!

Myel a dit…

Tituber, vaciller, allonger le pas, se redresser ou plutôt tenter de le faire...cette chimie entre neurones et alcool, détruit blesse et empêche le plein épanouissement des relations. Difficile d'en être le témoin, difficile d'être accompagnant mais impossible d'abdiquer. Les progrès en ce domaine sont longs à venir...que de détresses noyées sous des litres de boisson ! A votre santé, messieurs dames !

noèse cogite a dit…

Myel je comprend ton point de vue sur l'alcool et dit comme toi..
Beaucoup de blessés dans cette guerre.

HK and RL a dit…

je voulais "enregistrer un commentaire" mais mon regard est capté par le "mot-code" à "entrer" pour "publier" le dit commentaire . Il est écrit en minuscules italiques vertes : "pigal"
et me plaït infiniment que pour "publier" un "commentaire" sur un poème où deux inuits ivres tanguent dans la nuit, il faille "entrer" le mot "pigal" : j'adore ce genre de hasard "objectif" (comme les appelait Breton)
Ce non-commentaire sera donc le commentaire
Me reste à "entrer" le mot" pigal"

Mots d'Elle a dit…

Un homme qui titube de tendresse...quelle belle image! Quelle tristesse de ne pas tituber pour les même raisons...et finir seul/e...
J'aime ton regard sur les choses, sur les gens...

noèse cogite a dit…

Merci mots d'elle c'est réciproque
Hk et RL..il faut persévérer!

Bérénice a dit…

Juste dire que je suis venue...

noèse cogite a dit…

Merci pour ta délicatesse Bérénice :)

lucia mel a dit…

à Montréal, une femme inuit, la nuit... Habites-tu Montréal ? j'y ai un ami.

noèse cogite a dit…

j'habite à quelques kilomètres.